Le street art à Montréal


Le street art à Montréal

Comme presque dans toutes les villes du monde, à Montréal, les graffiti ne sont pas autorisé, considérés comme des actes de délinquance. Mais comme dans toutes les villes du monde, cela n’est pas suffisant pour empêcher certaines personnes de faire quelques tags sur les murs de la ville. Artistes non reconnus ou horreur qui polluent la ville ? Visite guidée des rues de Montréal :

L’art de rue de Montréal est affaire de presque tout le monde, à l’image des personnes qui habitent cette ville. Double identité, d’une part l’influence nord-américaine et de l’autre une population francophone. Il y a plus de 200 origines ethniques dans ce pays.

Les thèmes qui reviennent le plus souvent dans les graffitis sont bien sur l’amour, la vie, la mort, la condition des femmes, le lait français, les problèmes de l’immigré, le nucléaire, le terrorisme, la guerre, le racisme, le chômage, la politique internationale, etc. Le graffiti également, la poésie.

Il suffit de se promener dans la ville pour faire l’influence des publicités et autres phénomènes de société sur les œuvres de ces artistes de rue.

Entre Art de rue, société et politique de la ville

Cette pratique de nouvelle forme artiste n’est pourtant autorisée par la loi, mais pour maitriser le phénomène certains des murs sont dédiés aux artistes de rue les plus connus pour laisser libre cours à leur art. C’st un peu le même cas a Melbourne en Australie.

C’est par exemple le cas de la rue Sainte Catherine, entre le quartier gay, les magasins de piercing et de tatouage, bref, un quartier atypique qui est parfait pour accueillir ce type de pratique. On pourrait prendre cela comme une tolérance, pourtant d’autres villes au Canada comme Gatineau et Québec, ont de la politique vraiment plus ouverte à l’art de rue. Par exemple il y a 22 murs dédiés à Gatineau.

Cette entente entre la ville et les artistes de rue sont le dur labeur des associations très actives au Québec qui sont très actifs dans ce domaine.

Cela se traduit alors par l’allocation de murs pour les artistes de rue, la création d’un atelier de graff, des expos, des festivals culture urbaine, hip hop et graff comme “Sous Pression”, des rencontres entre artistes de rue et responsables politiques ou entre artistes de rue et habitants (un documentaire à ce sujet, réalisé en 2008 à Notre Dame de Grace, un quartier de Montréal, dirigé par Tandem Montréal). Mais aussi, par des contrats passés avec des festivals et différentes entreprises, allant du Cirque Du Soleil aux grands magasins de vêtements ; assez étonnant.

L’art de rue est-il toujours digne de ce nom lorsqu’il sort du périmètre et se démocratise ? L’art est-il un produit commercial comme les autres dont le but n’est plus de faire passer un message mais juste faire de l’argent ? Si non, quelle reconnaissance et comment les artistes peuvent-ils en vivre ? Des problématiques autour desquelles gravitent évidemment ces expressions artistiques de rue.

Et peut être, au prochain épisode, l’exploration des friches urbaines sous la neige, qui recèlent de graffs de dessins et peut-être de caribou.

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